Ce texte est issu d’un exercice philosophique (une Discussion à Visée Démocratique et Philosophique) qui a été proposé lors du colloque des Rencontres Internationales sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques (RINPP) qui s’est tenu à Nantes, en novembre 2025, sur le thème de « L’engagement ».
Parmi les participants et participantes à ces rencontres, nombreux sont ceux qui philosophiquement engagés : praticiens, formateurs, chercheurs en philosophie avec les enfants, animateurs de cafés philo, d’ateliers philo dans et hors l’école, dans la cité, dans des bibliothèques, des maisons de jeunes, à l’hôpital, en prison, dans l’entreprise etc. Cet engagement philosophique réunit donc nombre d’entre nous, ici aux RINPP. Ce colloque peut être l’occasion de réfléchir à nos engagements, à prendre un peu de hauteur philosophique sur nos pratiques, d’expliciter ce qui les fonde pédagogiquement, socialement, politiquement, et quelle éthique nous défendons. L’exercice qui a été proposé avait un double objectif : approfondir la notion « d’engagement philosophique », mais aussi faire vivre pour ce faire le dispositif de la DVDP.
“Je déteste les discussions, elles nous font parfois changer d’avis”, m’a-t-on un jour dit lors d’une DVDP.
Présentation de la DVDP
La DVDP (Discussion à Visées Démocratique et Philosophique) est présentée sous ses deux finalités complémentaires :
Démocratique.
Inspirée par la pédagogie coopérative (Freinet), elle fonctionne en répartissant dans le groupe, sur la base du volontariat, des fonctions ou « métiers », avec pour chacun un cahier des charges : un.e président.e, qui répartit démocratiquement la parole selon des règles démocratiques ; un.e reformulateur/trice, qui reformule fidèlement la dernière intervention à la demande de l’animateur/trice ; un.e synthétiseur/seuse qui prend des notes et renvoie à la fin un compte rendu ou mieux une synthèse des propos tenus pendant les échanges ; des observateurs/trices de ces rôles ou des processus de pensée mis en œuvre pendant la séance.
Philosophique.
Ce qui rend philosophique un échange, c’est la mise en œuvre dans les interventions, sous la vigilance de l’animateur, de processus philosophiques de pensée : conceptualiser une notion, faire des distinctions conceptuelles, problématiser une question, argumenter rationnellement une thèse ou une objection, interpréter une situation, une image, un texte.
En somme, ce dispositif a pour objectif de mettre la philosophie en perspective démocratique (« Rendons la philosophie populaire disait Diderot, dans l’esprit de l’Education Populaire) ; et mettre la démocratie en perspective philosophique (en contribuant à favoriser une « citoyenneté réflexive »).
Le contenu de la DVDP
Proposer une définition
La discussion commence par l’émergence des représentations sur l’engagement philosophique. “On va commencer, dit Michel, par écrire une phrase : « Pour moi, l’engagement philosophique, c’est…”. Vous pouvez répondre avec une idée abstraite, mais aussi de façon pratique.
Quelques minutes passent.
« Ce qu’on va faire maintenant, c’est contribuer à construire une définition de l’engagement philosophique. On va recueillir plusieurs approches afin d’avoir un matériel sur lequel s’appuyer ».
- Hélène : pour moi c’est défendre des valeurs humanistes, qui me semblent bafouées dans le monde actuel, sans imposer néanmoins des idéaux personnels.
- Pour moi, ce sont des aller-retour entre action et réflexion.
- Pour moi, c’est une posture qui met en avant l’étonnement et la pensée au quotidien.
- Pour moi, c’est tendre vers l’éveil des consciences, les lumières de chacun.e. Faire en sorte que chacun puisse donner une forme à la lumière.
- Pour moi c’est être capable de définir un ordre de valeurs.
- Pour moi l’engagement c’est se centrer et se décentrer. Se décanter pour voire d’autres points de vue, mais se centrer parce que plus on sait qui l’on est, plus on peut prendre conscience de ses préjugés, de ses points de vue.
- C’est prendre le temps de penser pour aller plus loin, pour élaborer une perspective plus dense, plus substantielle.
- L’engagement politique + la réflexivité pour vivre collectivement.
- L’engagement, c’est un entraînement quotidien des habiletés de pensée seul ou à plusieurs.
Michel apporte alors des éléments pour compléter ce qui a été dit. Il donne quelques points de repères pour “tisser la trame notionnelle de la notion d’engagement, et d’engagement philosophique”.
Quelques points de repère sur la notion d’engagement
- La notion d’engagement implique celle de liberté, de choix. C’est librement que l’individu s’engage, la liberté, c’est ce que l’on met en gage dans l’engagement. C’est « ce qui lie l’individu à ses actes » (Kiesler). Il doit ressentir que l’origine de son acte est interne, qu’une motivation personnelle le pousse à agir. Avant tout, il est conatus, puissance, envie d’agir, de faire advenir. Pouvoir de, capacité d’initiative, et pouvoir sur, puissance d’initier. Il interroge sur le passage à l’acte, et relève d’une logique du risque, là où la précaution relèverait d’une logique de l’assurance.
- S’engager, c’est par cet acte de liberté donner du sens à son action à ses propres yeux et au regard des autres. C’est pourquoi l’engagement est un facteur d’identité, qui fortifie l’estime de soi par le sentiment d’une utilité sociale. C’est donner du sens à son existence par la mise en œuvre de valeurs auxquelles on tient.
- L’engagement, dans la mesure où il est collectif, est un facteur de socialisation.
- Il implique aussi une notion de temporalité : on s’engage toujours pour l’avenir. L’engagement classique était durable, l’engagement moderne est plus ponctuel, plus local, à durée limitée.
- C’est l’équivalent d’une promesse, puisqu’on consacre du temps, de l’énergie, parfois de l’argent à soutenir une cause. Promesse vis-à-vis des autres, qui oblige à la solidarité ; et vis-à-vis de soi-même, puisque je m’oblige à participer à des actions. Il y a de la beauté dans l’engagement maintenu : la beauté morale des vertus. Mais la fidélité, comme vertu qui suppose fermeté de la volonté, constance dans le temps, persévérance, et ténacité face aux obstacles pose aujourd’hui problème : comment m’engager sans aliéner ma liberté ?
- L’engagement implique donc une éthique : celle de la conviction fondée sur des valeurs ; et celle de la responsabilité d’un sujet acteur et auteur de ses actes. L’esprit de sérieux habite l’engagement.
- Dans l’engagement écologique, la dimension de transformation personnelle est importante, car l’ennemi est aussi intérieur (son confort, les plaisirs de l’hyperconsommation etc.).
Quelques points de repère sur l’engagement philosophique
L’engagement philosophique se distingue de la simple connaissance de la philosophie. Il ne s’agit pas seulement de lire les œuvres des grands penseurs, mais de vivre en philosophe, en appliquant les principes de la pensée critique, de la recherche de la vérité et de la justice à sa propre existence.
C’est donc une posture qui lie étroitement la théorie et la pratique. Elle implique une cohérence entre ma pensée et mon action. Cela consiste à agir en accord avec mes convictions. Si la justice est pour moi une vertu, je dois agir de manière juste. C’est une mise à l’épreuve permanente de mes idées par les choix individuels et collectifs que je fais au quotidien. Je suis en pleine responsabilité de mes pensées et de mes choix.
Du point de vue intellectuel, en tant que philosophe, je suis dans un questionnement permanent, mettant en doute les pseudo-évidences, les préjugés, les opinions dominantes. Je cherche à comprendre la complexité du réel, à conceptualiser les notions qui le nomme, à problématiser les questions qu’il pose en dégageant les enjeux humains des problèmes, et en montrant pourquoi c’est difficile de les résoudre. Je cultive dans une éthique communicationnelle le dialogue avec les autres, en visant la vérité de mes propos, en argumentant rationnellement les thèses que je soutiens, et les objections qui s’imposent. Le but n’est pas d’avoir raison à tout prix, mais de s’approcher au plus près de la vérité.
Du point de vue de l’action, l’engagement philosophique est un engagement dans la Cité. La philosophie a une vocation à agir sur le monde, par l’action intellectuelle, sociale et politique. Penser la justice, la liberté ou l’égalité implique d’agir pour les réaliser dans la société. Des philosophes comme Albert Camus, Jean-Paul Sartre ou Simone Weil ont étroitement lié leur réflexion philosophique à leurs combats sociaux et politiques.
L’engagement philosophique est un mode de vie. C’est une démarche de l’esprit qui ne se contente pas de l’abstrait, mais cherche activement à transformer l’existence, en la rendant plus consciente, plus cohérente et plus juste, à la fois pour soi et pour les autres.
Trois pistes de réflexion, qui partent des composantes de l’engagement philosophique, sont alors proposées : le “penser vrai”, le “vivre bien”, l’“agir juste”.
- Première piste : penser vrai. Le philosophe, c’est quelqu’un qui essaie de dépasser l’opinion, mettre en question la doxa et les préjugés. Il va dans le sens de la précision. Dans le penser vrai, on doit passer par le doute. On pense quelque chose (une thèse) mais dans le groupe, on va la proposer comme hypothèse. On met sa pensée en discussion, en débat. Chacun devient l’objecteur potentiel de l’autre. Les référents ici sont Socrate et Descartes.
- Deuxième piste : vivre bien. Ce qu’Aristote appelait la vie bonne. Le philosophe va lier sa pensée à son comportement : essayer d’être sage, construire une vision rationnelle du monde pour adopter une posture raisonnable . Cf. les stoïciens : le stoïcisme est incarné à la fois par un esclave affranchi et par un empereur (Marc Aurèle). Il s’agit d’une transformation de soi (« Prendre soin de son âme »). C’est quand on est disponible à soi qu’on devient disponible aux autres. Les stoïciens n’étaient pas individualistes car ils se voyaient comme une infime partie du monde.
- Troisième piste : agir juste. C’est l’engagement politique dans la cité, avec comme « idéal régulateur » (Kant) la justice. Référents : Marx, Sartre, Camus, S. Weill, H. Arendt…
Il s’agit de mettre ses actions en cohérence avec sa pensée, notamment dans la vie de la cité.
Les échanges suite à l’intervention
Nous pouvons maintenant réfléchir à ces trois pistes, ensemble ou séparément.
Il s’agit de mettre ces trois éléments en regard avec les idées proposées précédemment par les participants.
Première tension : quelle est le rapport entre l’engagement et le courage ? On peut opposer ici la posture d’engagement (affirmation d’une thèse, éthique de la conviction) et la posture philosophique, qui prend du recul.
Il faut du courage dans l’engagement car il y a des doutes et des risques. “On est dans l’intranquillité”. Sur le doute, cela renvoie une participante au “penser contre soi”. Michel lui demande des précisions. Elle répond : pour moi, c’est accepter de penser quelque chose qui au départ peut me bousculer. C’est donner sa chance à une idée. Christian reformule : penser contre soi, c’est penser contre des affects qui peuvent être désagréables. Alain disait : “penser c’est dire non”. Michel montre que là on est dans le penser vrai. Sofia est chiffonnée par la question : quand on s’engage, c’est une thèse et non une hypothèse que l’on défend. Alors est-ce qu’on est encore philosophe ? Ou est-ce du prosélytisme ? Christian reformule la tension : dans l’engagement, on est dans la thèse alors qu’on vient de dire que la posture philosophique c’est d’être épistémologiquement dans l’hypothèse. Tout dépend de l’endroit où se situe le doute. Si c’est une thèse à l’issue d’un doute, c’est intéressant philosophiquement. Sinon, c’est suspect. Mathieu considère que si l’on est vraiment dans une notion de partage, la thèse peut être au service du doute : la personne qui m’objecte peut m’amener plus loin. Affirmer une thèse, ce n’est pas écraser l’autre. Michel dit :“Une objection c’est un cadeau pour ma pensée”. Lorsqu’on arrive à concevoir l’objection comme un cadeau, là on est philosophe. Rémi souhaite reprendre la notion de courage et peut-être cela peut aider à répondre à la question de Sofia : le courage c’est d’accepter d’avancer alors qu’on doute, continuer à avancer en affrontant les objections. Christian reformule : assumer que l’on avance dans le doute, accepter les objections. C’est une très grande exigence intellectuelle et une posture éthique exceptionnelle. Qu’autrui entre dans ma bulle sans me détrôner. On s’engage au nom de l’inconnu. Une participante considère que quand l’enjeu est de ne pas perdre la face (Gofman), on est à côté de la posture philosophique. Ruth dit qu’une idée peut être très soutenante. Parfois, cela nous met en danger de perdre une idée. Nina réagit en disant que l’on va à contre-courant de la société dans laquelle on vit : pour beaucoup, c’est très compliqué que l’on ne soit pas d’accord avec eux, ça dérange…
Il y a donc une tension entre l’engagement et la tolérance. L’engagement, cela amène à avoir du pouvoir, vouloir transformer le monde, vouloir accroître sa puissance d’agir. Comment s’engager sans être un militant dogmatique ? Le militant (milites) c’est le petit soldat de la pensée. Comment être engagé et rester ouvert ? L’engagement est entier, on s’engage pleinement, mais on doit rester ouvert à la différence.
Anna parle de franchise : il existe plein de situations où on ne va pas oser dire ce que l’on pense. S’il y a recherche de vérité, il devrait y avoir recherche de franchise, mais parfois on n’a pas la capacité de dire les choses aux autres.
« Je ressens un aspect conflictuel dans l’engagement philosophique : l’engagement c’est du militantisme pour défendre des convictions. Alors que la philosophie nie toute forme d’imposition, il faut respecter la liberté de chacun.e. Il ne faut pas imposer ses convictions personnelles ». Il y a une tension entre la nécessité de s’engager et la tentation du dogmatisme. Alice se demande si ce noeud touche la question de la neutralité, qui serait plutôt une illusion, une utopie. La neutralité implique qu’il y a une possibilité d’être neutre, mais peut-elle exister ? Comment prendre en compte l’exigence de neutralité dans un engagement de la pensée ?
Rémi avance sa propre réponse : dans les pistes proposées, il y avait le penser vrai, mais aussi l’agir juste. Quand on s’engage philosophiquement, il y a un devoir d’agir : quand on agit, on accepte de faire un pari. Si l’on reste trop dans le doute, on va tomber dans l’inaction. Et du coup, on va tomber dans l’incohérence. Quand on agit, on n’impose pas une vérité, on cherche à être en cohérence avec sa pensée.
Être dans un engagement philosophique, c’est essayer de rejoindre l’autre et de ne pas s’imposer à lui. Michel considère que Marx, Sartre, Weil ou Camus sont des figures de l’engagement politique. Mais comment articuler le feu de l’action et la prudence de la pensée philosophique ?
Jusqu’où peut-on être fidèle à soi-même ? Si on est militant.e, est-ce qu’on ne va pas finir tout seul ? Si on est fidèle à sa cause, est-ce qu’on ne se détache pas des autres ? Pour Sofia, être dans la neutralité, ce serait refuser d’agir alors que l’engagement philosophique c’est faire le lien entre la pensée et l’action. Ce serait la parole qui ferait le lien entre la pensée et l’action. Christian reformule : la parole serait la médiation, le juste milieu entre pensée et action. Michel précise : la parole est un acte, mais tout acte n’est pas parole. Comment n’être ni dogmatique (et s’engager) ni relativiste (et ne pas s’engager) ? Emma s’interroge sur la neutralité : est-ce que militer et s’engager, c’est bien synonyme ? Comment les distinguer ? Est-ce qu’on peut militer en parole ? Est-ce qu’il y a une différence de degré entre les deux ?
Sophie dit que l’on essaie d’articuler le penser vrai et l’agir juste, mais il ne faut pas oublier la vie bonne.
Comment les réarticuler ? Michel montre que l’on cherche une cohérence. C’est déjà difficile d’articuler pensée et action. Peut-on créer une harmonie entre penser vrai / agir juste / et vivre bien ? Ruth a l’impression que ce qui apparaît ici dans les trois piliers, c’est la connaissance de soi, afin de clarifier son intention de vie. A partir du moment où on réussit à mettre des mots sur son intention, l’engagement arrive de façon cohérente : l’intention est posée, forte. Michel demande comment on peut articuler les trois. Il fait une distinction entre l’engagement philosophique individuel et l’engagement philosophique collectif. Dans le courant du développement personnel, on pense que l’individu doit se transformer lui-même pour vivre mieux. Cette tendance peut être une dérive par rapport à l’engagement, car l’ego est au centre. Mathieu propose une articulation vie bonne / agir juste / penser vrai : la dimension philosophique est le garde-fou de l’engagement (de l’action, du militantisme) : on va s’engager avec sagesse, avec savoir. Il met en lumière le fait que la notion de vie bonne est ambiguë : si on pense à sa vie bonne uniquement individuellement, on se replie ; si on considère que la vie bonne est liée à celle des autres, on va les prendre en compte. Michel dit : prenez l’exemple de Sartre sur son tonneau à l’entrée des usines Renault de billancourt. Est-ce que cela exemplifie les tensions rencontrées ?
Anna se demande si tout engagement n’a pas une dimension philosophique vu que dans l’engagement on cherche toujours une vérité. Dans cette recherche de vérité, on prend le risque de s’isoler ; de ce fait, s’engager c’est aussi oser être minoritaire. Est-ce que parfois vivre bien, c’est ce qui se produit avant le penser vrai. Par exemple, chez Socrate, c’est l’action du dialogue qui permet la pensée vraie. L’engagement philosophique serait une vertu épistémique : mais si on se tient dans cette pure dimension de connaissance, que devient l’action ? Je peux avoir une conviction et en même temps je demeure dans une enquête.
Comment donc articuler les trois éléments ? Si c’est possible, à quelles conditions ? Y a-t-il une hiérarchie entre penser vrai/ agir juste / vivre bien ?
Est-ce que ces aller-retour ne seraient pas un tendre vers : il y a un horizon. Mais est-ce qu’on va y arriver ? Michel parle alors d’un « idéal régulateur » (Kant). Grâce à cela, le philosophe pourrait se situer. Sofia réagit à la notion d’idéal régulateur. Quel est l’objectif de l’engagement philosophique ? Il faut introduire la notion de temporalité. L’engagement, ce n’est pas seulement pour soi, mais aussi pour les générations à venir.
Fait alors irruption la métaphore du tango : il implique un équilibre à trouver entre le rapport à son corps, au corps de l’autre, aux corps des autres, à la musique. Le tango, c’est un partage de poids : si on partage nos poids, on peut trouver un équilibre. Danser ensemble, c’est gagner en densité.
Nina revient sur l’agir : l’agir c’est le moment où l’on met à l’épreuve ses convictions et ses réflexions. L’action appartient à l’enquête. Elle nous permet d’être philosophe sans être perché. C’est une mise à l’épreuve des valeurs dans nos actes. Magali dit être au clair : la finalité est d’avoir une vie bonne, d’être fidèle à soi-même, et de se frotter aux autres. Mathieu dit que l’“on cherche une vérité par son engagement”, mais en réalité on s’engage parce qu’on croit en la vérité d’une cause. Mais on peut être courageux pour de mauvaises raisons.
Conclusion : on a cherché les noeuds entre Penser vrai/ Vie bonne / Agir juste autour de l’engagement philosophique. Michel demande de reprendre et compléter sa première définition : “Pour moi l’engagement philosophique c’est…”, pour voir en quoi la discussion à enrichi notre première représentation.
Dans l’analyse qui a suivi la discussion, malheureusement trop rapide, qui s’est appuyée sur les observateurs des différentes fonctions et des processus de pensée, Claude Escot, président de séance, fait deux remarques conclusives 1) Sur les quinze participants et les 39 interventions, tout le monde a pris la parole, et a de fait respecté l’idée de ne pas prendre trop de place. 2) Au-delà des prises de parole, on a ressenti l’implication de chacun.e.



